02/11/2009
« Qui est Monsieur Schmitt ? » de Sébastien Thiéry
au théâtre de la Madeleine
mise en scène José Paul et Stéphane Cottin
avec Raphaëline Goupilleau, Richard Berry, Chick Ortega, Sébastien Thiéry et Jean-Luc Joseph.
Avec l’école (mon école de théâtre Auvray-Nauroy), nous avons été invités à participer à l’émission de Michel Field sur TF1 et pour cela chacun d’entre nous a du aller voir un film ou une pièce ou lire un livre… Afin de poser des questions aux invités en promo sur le plateau. J’ai donc été voir cette pièce avec deux camarades…
C’est une pièce de boulevard comme j’évite en général d’aller voir avec des rires environ toutes les deux minutes, le « truc » qui marche, réglé comme du papier à musique.
Un couple se rend compte un soir au dîner qu’il n’est pas chez lui. Tout d’un coup les livres ne sont pas à eux, les tableaux au mur non plus etc… Situation absurde s’il en est, ils sont apparemment au Luxembourg, chez les Schmitt. La police s’en mêle et les voilà obligés de mentir pour se faire passer pour les Schmitt.
Je n’ai rien à dire sur le jeu des comédiens car pour ce genre de pièce il faut être intelligible et coller à un personnage. Je n’ai pas beaucoup ri, j’ai même été assez choquée par des propos limite racistes faisant rire tout le monde… Je suis un peu surprise qu'il faille se mettre à deux pour faire de la "non mise en scène", car on en sent pas les effets...
La fin est super choquante car Richard Berry finit par être le seul à croire encore qu’il n’est pas Monsieur Schmitt et il se tue. Et tout le monde applaudit… Voilà, terminé… Que c’est drôle un homme qui perd la boule et qui se suicide… Je crois que je suis trop habituée à voir des choses sérieuses et dramatiques sur le plateau pour rentrer dans la grosse machine du sans penser des comédies du 8e… J’ai été plus que consternée lorsque j’ai rencontré l’auteur à l’émission, qui a avoué sans mal qu’il cherchait à réussir dans ce métier et qu’il utilisait donc les ficelles qui marchent. « Du racisme ? pensez vous les gens rient quand on se moque du voisin… Une fin dramatique ? oh et bien il fallait un peu de changement pour que les gens ne s’ennuient pas… » Je ne sais pas s’il faut se réjouir de son honnêteté ou en pleurer…
J’en suis ressortie affligée, car c’est ça le théâtre qui remplit les salles à 30 ou 50 euro la place…
Vraiment triste.
PS : Spéciale dédicace à Michel Field qui a glissé à l’oreille d’une auteure qui avait été critiquée par les élèves qui n’avaient pas aimé son livre « oh vous savez, ce sont des comédiennes, elles sont un peu ici dans l’idée de passer un casting… »
09:56 Publié dans divers / humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sébastien thiéry
02/09/2009
Autosatisfaction
Voilà mes lecteurs au mois d'août (environ 500 entrées !) pour un mois de vacance je suis plutôt fière, après un an d'existence.
Quant aux internationaux, peut-être des français en vacances, ou des francophones, qui s'intéressent au théâtre en France...? Mystère...

15:41 Publié dans divers / humeurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog neigeatokyo
07/08/2009
La mort, le moi, le noeud
de Sotha
avec Sotha, Odile Huleux, Laetitia Vercken, Philippe Elno, Timothée Manesse, Eric Le Roch, Pierre-Jean Cherer, Frédéric Bonpart, Philippe Manesse
théâtre du Café de la Gare
Oh mon Dieu mais ça ne va pas bien d'aller voir ce genre de pièce ? Après les off d'Avignon, voici les off du mois d'Août à Paris :)
Le mot off est bien choisi puisque cette pièce se déroule au far west, dans un ranch. Les comédiens sur excités gesticulent de gauche à droite, et les djeuns en sortie scolaire / para scolaire s'étranglent de rire au premier rang. Au moins après ils pourront dire qu'ils adorent le théâtre, même si c'est pas (et surtout si c'est pas) du classique ?
Avec mon amie, nous échangeons quelques regards un peu inquiets de pré-consternation. Et puis on suit l'histoire, deux familles se font la guerre depuis la nuit des temps lorsque qu'un tueur à gages, accompagné de deux séducteurs professionnels, viennent pour le compte d'une compagnie ferroviaire, réclamer des lopins de terre. Bref, l'histoire importe peu, les comédiens sont inégaux, certains pas si mauvais, mais surtout, c'est assez bien écrit. Il y a des idées nouvelles qui émergent, et malgré certaines longueurs on ne s'ennuie pas. L'ambiance est franchement potache, les dialogues parfois très gras, mais certains sont si absurdes et poussant le bouchon très très loin que nous avons quand même eu trois bons fous rires difficiles à arrêter.
Je n'aurai pas cru, je ne sais s'il faut y aller, emmener des adolescents ? mais j'avoue avoir éclaté de rire plusieurs fois, même malgré moi.
15:51 Publié dans divers / humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/06/2009
ouvertures d'ateliers au 104
C'est un lieu immense et plein de potentiel. Je le trouve un peu vide et je le rêvais en permanente ébullition, avec des événements se déroulant sous nos yeux à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Le 104 est très intello, très snob et très parisien, c'est à dire élitiste à fond. La communication et l'information sont catastrophiques, on ne sait jamais ce qu'il s'y passe et il faut vraiment aller à la pêche, connaître les artistes même pour assister aux quelques sporadiques interventions. Je suis assez déçue par cela, tellement habituée à ce que de tels espaces vivants et animés existent à Berlin par exemple.
Mais il faut avouer pour contrebalancer cette critique, que tout ce que j'ai été y voir était juste formidable.
De nombreuses tables rondes organisées sur le spectacle vivant notamment, avec des interventions vraiment intéressantes d'artistes et des moyens de les rencontrer. Une chance que Frédéric Fisbach et Robert Cantarella en soient les administrateurs. Sans doute avec des personnalités d'autres arts il en aurait été autrement.
Je me suis absolument régalée aux ouvertures de l'atelier d'Hubert Colas qui prépare un spectacle "Le livre d'or de Jan" présenté en Italie à Turin puis en Avignon cette année. Un témoignage vivant sur un artiste (Jan) disparu, par ceux qui l'ont connu. C'était encore en mise en forme lorsque j'ai vu ces présentations, mais c'était un régal de comédiens et d'imagination. J'ai hâte de voir la finalité et je trouve décidément qu'Hubert Colas, qu'il faut prendre parfois avec des pincettes, est un grand artiste. Spéciale dédicace à Thierry Raynaud et Thomas Scimeca qui sont deux fabuleux comédiens, à suivre...
Deuxième moment inoubliable et alléchant pour l'avenir, l'ouverture à une répétition des prochains Phèdre (Racine) / Hippolyte (Garnier) que Frédéric Fisbach et Robert Cantarella préparent. Contrairement à Hubert Colas qui présente un genre de filage des dernières répétitions, ici nous avons assisté à un vrai travail d'essai des comédiens face au texte et à une lecture à plat. Merci à eux et à leur courage, je pense comme Jean Michel Rabeux qu'il ne faut pas assister aux répétitions d'un spectacle, à moins d'assister à toutes, car les comédiens sont trop en danger et le metteur en scène amené à dire des choses que l'on ne comprendrait que dans un ensemble. Malgré tout j'ai adoré ce partage, Robert Cantarella nous a transmis un véritable savoir quant aux textes et le regard des auteurs de ces époques : Garnier vivant dans un monde aux multiples perspectives plastiques et plus proche du corps, de la terre, alors que Racine est dans un monde à perspective unique, très dans la peur de l’être suprême qui juge. Les personnages de Racine étant dans le malheur dès le départ, alors que ceux de Garnier découvrent leurs destins. Spéciale dédicace à Nicolas Maury que je trouve incroyable, constamment juste, même s’il est un Hippolyte un peu trop précieux pour moi.
Donc le 104 est un lieu à dénicher, les ouvertures d’ateliers et les conférences vraiment de grands moments. Il faudrait peut être une association avec des plasticiens pour l’espace et des communicants pour le reste 8-)
à suivre donc les spectacles dont j'ai parlé !
16:48 Publié dans divers / humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 104, hubert colas, frédéric fisbach, robert cantarella
28/11/2008
Télérama et le Vaudeville
Après la déception du théâtre de la Ville, voici la déception Télérama.
C’est vrai que j’apprends jour après jour que je ne vis pas dans un conte de fées, et même si énormément de gens et de choses me le rappellent quotidiennement, j’ai tendance à toujours être naïve.
Je n’achète pas Télérama car je n’ai pas la télévision. C’est une bonne raison, mais parfois ce journal consacre des articles assez longs sur des artistes qui m’intéressent, j’ai donc toujours eu une bonne opinion de lui. L’assemblage des articles et le tri dans les programmes télé ou radio, semblaient pour moi être souvent assez de qualité, intello de gauche catho comme on entend souvent à son sujet. Pourquoi pas.. ?
Et là qu’elle n’est pas ma surprise de lire à propos de la pièce « 15h00 – 15h30 » immense navet de boulevard de JC Islert, « Une comédie très efficace menée par un trio d’enfer ! ». J’avoue avoir été voir cette pièce au mois d’août, parce que je souhaite écrire un essai sur le mensonge au théâtre et très bêtement j’avais lu un résumé et encore plus naïvement je n’avais pas su deviner qu’il s’agissait ici du trio, infernal en effet, du mari de la femme et de l’amant. Le mensonge bien entendu dans les comédies de boulevard, ou vaudeville, c’est un peu le cœur du message sensé être burlesque et mettre le spectateur dans la confidence « tu vas bien rigoler… » Tout ce que je fuis à vrai dire, puisque ce qui me parle au contraire, c’est quand je ne suis pas complice de ce qui se passe, mais complètement menée par le bout du nez des émotions, transportée par un texte ou un metteur en scène, baladée par des comédiens. Le mensonge au théâtre au sens noble de l’acte que j’ignore (et non pas celui que je sais parce que l’amant est dans le placard) et au sens figuré de mon inconscient qui reçoit des messages… « Les poètes mentent mal » dit Eugène Durif et c’est après cet aphorisme que j’avais envie de relever un défi d’écriture. Bien que cette phrase soit chez Durif encore à tiroirs (il dit l’inverse ailleurs…). Mais ceci est donc un autre sujet.
Télérama s'est bien amusé apparemment à moins que la phrase ne soit totalement ironique, mais dans ce cas c'est encore plus drôle de la voir citée sur les affiches de la pièce qui se joue encore avec autant de succès depuis des mois... Le trio infernal de la femme, du mari et de l'amant fonctionne toujours aussi bien et à ma grande consternation, les portes qui claquent une trentaine de fois pendant 2h (je ne parlerai même pas des comédiens... ils sont interchangeables comme les pièces traitant de ce sujet) et la mauvaise foi comme sujet principal, un triomphe...
12:25 Publié dans divers / humeurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22/07/2008
de la démocratie de la culture
Cette année j'ai pris la résolution de prendre la carte d'abonnés au Théâtre de la Ville, soit le regroupement des théâtres : Châtelet, Les Abbesses, Hors les Murs de Pompidou, Théâtre de la Bastille et le CDN de Pantin. J'avoue j'ai décidé de me remettre au spectacle vivant que j'ai un peu délaissé ces dernières années et surtout je voulais cet abonnement pour aller voir Josef Nadj dont j'admire énormément le travail depuis des années et qui est programmé du 10 au 14 février 2009 à Châtelet.
Me voici devant la gentille demoiselle affectée aux renseignements abonnements du théâtre, prête à dégainer mon chéquier quand je me vois expliquer le fonctionnement ubuesque de la chose.
Primo pour prendre la carte d'abonnement il faut tout d'abord remplir quelques critères : avoir été abonné l'an passé (pratique), avoir moins de 30 ans, prendre 10 spectacles d'avance. Voilà, sinon c'est liste d'attente pour s'inscrire une fois que toutes ces personnes seront passées avant. Donc moi je ne remplissais aucun de ces critères là déjà, ensuite je voulais surtout voir Josef Nadj donc je m'enquiers de savoir comment c'est faisable et là elle me fait cette réponse magnifique "ah mais de toute façon c'est complet pour ceux qui ont la carte abonnement".
Bon donc voici un problème résolu, je ne prendrai pas la carte. Quelles sont mes autres possibilités ? Et bien il y en a seulement 2 et pas des plus simples. Non non non pas moyen d'aller simplement à la fnac prendre une place, ni même au guichet même si on est 8 mois à l'avance. Il faut soit : se présenter au guichet du théâtre à partir de 11h dans les 3 semaines précédant le spectacle (donc il faut prendre sa matinée, viser la date exacte 3 semaines avant et encore on n'est pas sur qu'il reste des places) ou alors, prendre la carte "Venir à 2 au spectacle" et réserver par courrier 5 semaines avant (et hop elle sort un calendrier pour calculer le jour exact d'envoi de la lettre) et on m'enverra les places par retour de courrier. J'ai pris cette option. On paye cette carte 22 euros et on peut venir tout seul (d'où le titre), commander ses places 5 semaines avant (pas avant ni après, il faut viser) et surtout pas la peine de se déplacer, par courrier uniquement.
Je fais remarquer à la demoiselle que pour ce qui est de démocratisation de la culture ou accessibilité du théâtre on repassera, pas moyen de venir si on est étranger ou provincial en gros...
Et elle me fait une grimace horrifiée en me répondant "mais si, cette année ça s'est beaucoup simplifié, par exemple c'est ouvert aux moins de 30 ans et on n'a pas besoin d'être abonné depuis deux ans pour renouveler en priorité"
ouf, et ben me voilà rassurée.
En tous cas moi je ne sais pas ce que vous faites, mais le 10 février 2009 je suis prise, j'ai pas intéret à avoir la grippe ou à me casser la jambe, trop difficile d'obtenir une place de spectacle...
14:31 Publié dans divers / humeurs | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : spectacle, theatre, danse
21/07/2008
ouverture
Bonjour
Voici l'ouverture du blog Neigeatokyo, qui sera consacré à la culture ainsi qu'à quelques billets d'humeurs ou encore quelques satellites scientifiques.
Totalement arbitraire et subjectif, selon mes goûts, une tentative de partager ce que je vois et rencontre, puisque je m'agite beaucoup dans la vie culturelle parisienne.
A bientot !
Neige
15:27 Publié dans divers / humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : critique culture


